Parmi les différents cours du programme de sciences humaines, je considère que les cours dont les notions sont les plus pertinentes à la réalisation du projet sont l’anthropologie et la sociologie. Comme la question de l’immigration est au cœur de ce cours de démarche d’intégration des acquis en sciences humaines, je crois qu’il est important d’explorer ce phénomène à l’aide de ces deux disciplines. L’anthropologie est un domaine des sciences humaines qui étudie les différences culturelles ainsi que les différents modes de vies propres aux cultures d’aujourd’hui et d’autrefois. De plus, cette discipline cherche à étudier la nature des rapports qui existent entre ces différents groupes humains (Massicotte, 2017). De son côté, la sociologie est une discipline des sciences humaines qui se questionne sur les facteurs sociaux qui déterminent, influence et structure les actions et les choix de l’individu en société (Lefrançois, 2017).

L’immigration étant un sujet vaste et complexe, il est important de se pencher sur des volets spécifiques au phénomène. Tout d’abord, l’une des plus grandes difficultés de l’immigration consiste à ce que le peuple d’accueil soit en faveur de l’arrivée des immigrants en question. Pour ce faire, deux choses sont selon moi cruciales. Il faut, en premier lieu, que les habitants du pays d’accueil soient en accord avec les structures gouvernementales qui encadrent l’arrivée, mais aussi l’intégration des immigrants en question. En second lieu, il faut que le peuple d’accueil accepte culturellement le peuple qui immigre chez lui. S’il existe de fortes tentions culturelles entre deux groupes, l’immigration de l’un chez l’autre peu devenir problématique. L’anthropologie étant centrée sur les cultures et la sociologie étant plus centrée sur l’humain en société, ils me semblent deux angles d’approches nécessaires à la compréhension de ces facteurs.

Le concept anthropologique clé pour étudier ce phénomène est l’ethnocentrisme. L’ethnocentrisme est en fait un phénomène culturel propre aux membres d’une culture. Il s’agit de considérer sa culture comme étant une référence et comme étant supérieure aux autres cultures qui existent dans le monde (Massicotte, 2016). Cette notion est importante pour comprendre l’immigration, car elle peut aider à expliquer les différentes raisons qui expliquent qu’un peuple pourrait ne pas vouloir cohabiter avec un autre. Comme mentionné plus haut, pour favoriser une immigration harmonieuse, il faut que le peuple d’accueil soit favorable à l’intégration de l’autre. Certaines réticences peuvent s’expliquer par le fait d’avoir peur de prendre sa culture aux dépens d’une autre. De plus, certains traits culturels de l’autre peuvent sembler étranges ou être dérangeants à sa propre culture.

Le concept sociologique clé pour étudier les mouvements migratoires est en fait complémentaire au précédent. Il s’agit de l’homogamie sociale. Ce concept réfère en fait au réflexe général qu’a l’homme que de développer des relations avec des gens de mêmes groupes sociaux que lui. Autrement dit, l’homogamie sociale est un concept qui prétend que les membres d’un même groupe s’unissent à cause de leurs traits semblables (Lefrançois, 2017). Cette notion sociologique peut permettre d’explique, en partie, pourquoi l’immigration est difficile à la fois pour les immigrés et pour les habitants du pays d’accueil. Il est donc important que le pays d’accueil soit ouvert à la venue de l’autre et qu’ils interagissent dans différents groupes sociaux.

Pour finir, il est crucial que le peuple appuie les structures d’intégration gouvernementales pour qu’ils y participent eux-mêmes et qu’ils s’unissent aux nouvelles communautés. Les concepts d’ethnocentrisme et d’homogamie sociale se rejoignent, car ils ont en commun de nuire au métissage culturel qu’occasionne l’immigration. Il est donc difficile pour les immigrants d’être intégrés socialement lorsqu’on est sous l’emprise de ses deux concepts.

Médiagraphie

Notes de cours

Massicotte, Élise. « Ethnocentrisme ». Peuple et culture. Longueuil. Hiver 2016.

Lefrançois, Maxime. « Homogamie sociale ». Sociologie du Québec. Longueuil. Printemps 2017.