Dans le cadre du projet Passeport-Europe et du cours «Diash», une synthèse des acquis en sciences humaines s’impose. En effet, nous avons été initiés à plusieurs disciplines, telles que l’histoire, la psychologie et la géographie par exemple. Or la thématique de la session étant les migrations, certains de ces enseignements auront tendance à nous être plus utiles que d’autres.

Les deux disciplines vers lesquelles je me suis alors tournée pour ce travail sont donc l’anthropologie ainsi que la sociologie. Malgré leurs ressemblances, ces deux sciences ont tout de même leur lot de distinctions. L’anthropologie, pour sa part, est l’étude de l’être humain en son ensemble, en combinant les dimensions biologique et culturelle. (Provost, 2016) La sociologie, quant à elle, porte davantage un regard sur les sociétés et les caractéristiques sociales des individus qui les composent. (Geoffroy, 2017)

Après avoir passé en revue l’ensemble de mes documents de cours pour ces deux matières collégiales, deux éléments m’ont semblé ressortir davantage que les autres en raison des associations que je pouvais établir avec la thématique des migrations. Ces deux éléments mentionnés ci-haut sont l’ethnocentrisme pour l’anthropologie, suivi de l’assimilation pour ce qui est de la sociologie.

L’ethnocentrisme

L’ethnocentrisme est un phénomène universel à travers lequel les individus appartenant à une culture sont portés à préconiser la leur, parfois même à dire qu’il s’agit de celle munie des meilleurs idéaux. Cela est dû au fait qu’un peuple aura tendance à en juger un autre en fonction de ses propres valeurs et croyances. Le tout est évidemment en mettant de côté, inconsciemment ou non, le fait que «l’autre» n’a pas les mêmes que lui et que la différence n’est pas synonyme de sous-développement. (Haviland et al., 2013)

Incontestablement, il va de soi qu’avec les importantes vagues d’immigration, comme celle des nombreux réfugiés syriens en Europe à titre d’exemple, la population soit confrontée à ce penchant ethnocentrique. On peut ainsi comprendre une part des tensions qui se manifeste entre les nouveaux arrivants et leur société d’accueil. C’est pourquoi, au cours du stage d’étude en Europe, il sera essentiel d’éviter de juger, mais justement de comprendre. C’est une pratique se voulant objective que l’on appelle «relativisme culturel».                                (Haviland et al., 2013)

Ces deux concepts sont également vus en sociologie, mais j’ai choisi de les présenter avec l’anthropologie en raison de la branche de cette discipline qu’est l’ethnologie. Celle-ci met en réalité l’accent sur la multiplicité des cultures contemporaines et nous amène à se demander la signification d’être humain aujourd’hui, comment nous et l’autre, l’hôte et le migrant, ne sommes peut-être pas complètement différents. (Provost, 2016)

L’assimilation

Lors du mélange de plusieurs ethnies différentes, il est normal que divers impacts se produisent. L’un des impacts possible est celui de l’assimilation d’une personne ou d’un groupe. Celle-ci se traduit par un processus par lequel les personnes concernées en viennent à perdre graduellement les traits culturels qui leur sont propres et à adopter ceux de la culture dominante. Cela entraîne une certaine perte d’identité culturelle chez les individus assimilés. (Denis et al., 2007)

Toujours reliés aux nombreux phénomènes migratoires européens, l’assimilation des immigrants est une situation possible. Il est donc pertinent de s’interroger sur cette question dans le cadre du cours, à savoir à quel point les migrants se verront assimilés à l’Europe en fonction, non seulement de la résistance de leur culture, mais également des intentions des dirigeants européens. Visent-ils une forte assimilation ou préfèrent-ils que les groupes conservent leur propre identité? Dans les deux cas, comment cela affectera-t-il leur population?

À travers la sociologie, il serait possible d’étudier quelles sont les cultures étant les plus à risque d’assimilation à travers leurs traits sociaux.

Lien entre les éléments

Le lien entre l’ethnocentrisme et l’assimilation est très fort selon moi. En effet, il serait plausible de dire qu’un groupe aura tendance à vouloir assimiler les gens d’une culture autre à la sienne en se disant que cela sera mieux pour celui qui est différent. Or, même si cela part d’une bonne intention, cela reste de l’assimilation.

Médiagraphie

 Conférence

Geoffroy, Martin (comp.). « Perspective sociale sur le Québec ». In Sociologie du Québec (Longueuil, 25 janvier 2017)

Provost, Julie-Pascale (comp.). « Présentation de l’Anthropologie ». In Peuples et cultures (Longueuil, 25 août 2016)

Monographie

Haviland et al. « La culture ». In Peuples et cultures, p. 55-80. Montréal: Modulo, 2013.

Denis et al. « Les minorités ». In Individu et société, p. 239-277. Montréal: Chenelière Éducation, 2007.