Par : Alexia Babin / Camille Biron-Boileau / Olivier Le Lann-Semassel / Charles Potvin

Introduction

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui regorge de problématiques plus incompréhensibles les unes des autres. En effet, il n’est pas rare de constater que notre chère planète bleue est victime d’enjeux socio-économiques, environnementaux et surtout démographiques qui méritent grandement d’être étudiés. Parmi ces soucis planétaires, un se retrouve particulièrement dans plusieurs pays et à l’échelle mondiale, il s’agit bien du thème de la migration. Inhérente à la vie, cette notion de mouvement de masse est familière à l’humain, mais reste cependant, une connaissance bien imparfaite. Depuis des millénaires, à dire vrai toujours, les humains migrent vers des recoins étendus du globe. Toutefois, depuis 2010, ces déplacements d’envergure sont l’auteur de plusieurs interrogations et laissent perplexe une grande partie de la population mondiale. Dans cet ensemble de circonstances, l’Europe occidentale est confrontée à une crise migratoire sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Essentiellement, c’est la raison principale pour laquelle les partis d’extrême droite sont parvenus ces derniers temps à mobiliser divers électeurs en établissant un lien entre l’augmentation des flux migratoires ainsi que les problèmes nationaux. Dans ce travail, il sera tout d’abord question d’illustrer les origines anciennes de l’extrême droite, suivi de la réalisation des courants actuels nationaliste pour ensuite aboutir au sujet de la montée du sentiment anti-immigration et finalement conclure le tout avec l’impact qu’ont les politiques autoritaires sur la vie des migrants.

L’origine de l’extrême droite

Que ce soit à la télévision ou dans les journaux, le terme extrême droite semble prendre le discours social d’assaut. Cette idéologie assez disparate est en fait un amalgame de petits mouvements et partis ayant quelques similarités fondamentales tout au plus: un ethnonationalisme prononcé ayant des effluves racistes, le rejet de plusieurs valeurs démocratiques telles que l’universalité, ainsi qu’une rhétorique féroce et populiste (Rydgren, 2007). Par contre, ces doctrines hétéroclites n’ont jamais « réussi à constituer un groupe et (sont) actuellement (éclatés) entre plusieurs groupes au Parlement européen » (Perrineau, 2002). Afin de comprendre cette nouvelle droite, il serait judicieux de parcourir les origines de cette idéologie. D’un point de vue historique, le fascisme est une figure parentale de l’extrême droite. Les liens fascistes ne sont pas difficiles à observer: antisémitisme, prédilection pour un culte du chef, rapport de pureté face à l’identité, hostilité envers les étrangers (Xénophobie), rejet des élites au nom du peuple, le tout parsemé de quelque nostalgie romancée pour une époque plus simple et moins déjantée (Perrineau, 2002). Par contre, Berstein et Milza ne se prononcent pas sur l’existence d’un fascisme français. Pour eux, la trace « indélébile » qu’a laissée le fascisme suite à la Deuxième Guerre mondiale est à prendre en compte, mais il n’y a jamais eu l’ « existence d’une véritable idéologie fasciste et (…) un courant fasciste organisé ». Il est important de se rappeler que la naissance des partis fascistes suivait un contexte excessivement particulier, d’une noirceur inconcevable, « dont on ne connait pas l’équivalent aujourd’hui» (Perrineau, 2002). De plus, le clivage gauche-droite d’autrefois ne semble plus du tout être suffisant pour décrire et comprendre la réalité politique contemporaine. Hannah Arendt dans son livre La Crise de la Culture, explique comment le 20e siècle est une période de profond malaise identitaire (démocratique même selon Pascal Perrineau) suite aux horreurs politiques et aux insuffisances institutionnelles dont témoignent les deux guerres mondiales. Les nouvelles idéologies telles que l’extrême droite sont en sorte une réponse, une nouvelle brèche dans le sillage d’un monde politique ayant perdu son sens (Taguieff, 2015).

L’enjeu migratoire au cœur de l’extrême droite

La fatalité entre le concept de l’immigration et le nationalisme intrinsèque des mouvements et partis d’extrême droite va comme suit : le nationaliste est fier de son pays de provenance alors que l’extrémiste instrumentalise cette fierté en réduisant la nationalité à certains critères (souvent biologiques). Tout nationalisme n’est pas nécessairement raciste, aimer son pays n’est pas pathologique. L’identité française est même souvent décrite en termes de liberté et laïcité, qui sont des termes fondamentalement démocratiques. Il y a une fierté à défendre ces intérêts, mais le discours de l’extrême droite les manipule, et c’est ce qui en fait la notoriété (Vincent, 1996). Elle se montre surtout plus alléchante depuis l’expulsion de Jean-Marie Le Pen, grâce au travail impressionnant de sa fille, qui a modernisé et normalisé un discours autrefois plus controversé (Jeanson, 2017). Le nationalisme de l’extrême droite se retrouve toutefois perverti : il mène son croyant à toujours désigner l’autre comme l’ennemi, lui qui est différent, impossible à intégrer, incompatible avec les valeurs occidentales (Basternier et Dassetto, 2010). Il divise plus qu’il ne rassemble en perpétuant un mythe archaïque d’une société frôlant l’eugénisme (Liauzu, 1999). Jung n’était pas loin de la réalité lorsqu’il disait que les idéologies constituaient la religion de l’homme moderne.

La modernisation d’une droite nouvelle

Jean-Marie Le Pen retravaille le Front national en 1983 et le parti ne cesse de se moderniser depuis afin de séduire l’électorat, d’après Jeanson (Jeanson, 2017). La dernière élection française le démontre bien, l’écho d’extrême droite avait même fracassé l’Amérique a priori. Cette propagande a fait son chemin dans les quotidiens (et la diffusion de l’idéologie d’extrême droite s’est faite de manière technologique selon Knaebel), en se taillant une place choyée dans le débat public puis dans le discours présidentiel (Barats, 1994). Cela vient problématiser l’enjeu migratoire de manière pernicieuse (Barats-Malbrel, 1998). La crise migratoire actuelle ne fait que nourrir les « vieilles passions révolutionnaires » (Perrineau, 2002) d’une minorité qui s’obsède sur les origines (Liauzu). Cela se traduit dans sa haine de l’immigrant, coupable de tous les vices et fléaux. Ceci n’est qu’un moment de réaction que des partis hétérogènes tentent de faire perpétuer dans le débat européen, ces groupes qui se basent sur une idéologie dépourvue de raison et vouée à sa propre perte due à ses incohérences (Vincent, 1996).

Une manifestation de l’extrême droite en Europe

D’entrée de jeu, la question du nationalisme n’est pas récente en Europe. En effet, ce continent possède une grande histoire chargée de vagues nationalistes propres à chaque pays. Dans les dernières années, cette idéologie a connu un regain de popularité et s’est manifestée un peu plus librement sur la scène nationale de plusieurs pays. L’enjeu ici n’est pas de faire une liste exhaustive de tous les courants d’extrême droite qui auraient pu voir le jour en Europe durant les dernières décennies, mais plutôt de s’intéresser à certains d’entre eux pour comprendre les formes multiples que peuvent prendre certains groupes, ou certains partis, et surtout, quel poids ceux-ci possèdent en Europe. Comme mentionné plus haut, la question du nationalisme est au centre des préoccupations depuis le XIXe siècle. Celle-ci a toujours été présente en Europe, et notamment ces derniers temps avec des mouvements tels que l’indépendance de la Catalogne, ou encore ce qui se passe en Belgique avec les Flamands. (Tétart et Suss, 2015, p.12). Dans le même ordre d’idée, les mouvements nationalistes, voire extrémistes, ne concernent pas uniquement l’indépendance. À vrai dire, comme le dit Betz, la droite possède d’autres enjeux et celle-ci trouve « parmi ses éléments centraux […] une islamophobie véhémente et une hostilité de plus en plus prononcée envers la mondialisation » (Betz, 2002, p.27). En effet, les questions migratoires ont su animer les débats et lever une certaine droite dans plusieurs pays de l’union. Selon eux, il faudrait défendre une identité en péril. Pour le moment, les partis de droite ne sont pas nécessairement au pouvoir, mais ils ne sont jamais loin et ils exercent une certaine influence due au fait qu’ils ne sont pas non plus marginaux. On peut facilement prendre l’exemple du Front National en France, avec Marine Le Pen qui n’est pas passée loin de la présidence, ou encore l’AFD pour l’Allemagne qui semble gagner du terrain. La Norvège et le Danemark ont aussi connu un changement récent vers la droite.   (Betz, 2002, p.27) (Taillefer, 2017). Comme le dit de nouveau Betz, le cas du Danemark remonte dans les années 1980 où une politique voulant faire du pays une zone sans musulmans avait été esquissée par le Parti du progrès danois. Celle-ci témoignait de la grande islamophobie qui formait l’idéologie du parti (Betz, 2002, p.20-21).  En plus de l’immense influence de l’extrême droite dans lesdits pays, l’Autriche est devenue, tout récemment, le seul pays d’Europe avec un parti d’extrême droite au pouvoir. La coalition du jeune chancelier et de son collègue, M. Strache, représentant la meute, soulève l’inquiétude (Taillefer, 2017).  Comme l’a précisé Taillefer, les politiques du pays concernant les immigrants sont à l’ordre du jour pour le nouveau gouvernement et certains changements sont prévus (Taillefer, 2017). Un autre mouvement d’extrême droite, qui vise lui aussi les politiques d’immigration et qui n’a pas pour but de les adoucir, comme le soulève Sabi-Mouka, est celui de l’Aube dorée.  La Grèce connaissant une immense crise financière et faisant partie des pays d’accueil des réfugiés, en plus d’être un lieu de transition pour ceux-ci, voit, elle aussi, une montée de l’extrême droite s’effectuer au cœur de son pays, avec comme leader Nikos Michaloliakos (Sabi-Mouka, 2013). Pour finir, il y a le cas particulier de l’Espagne qui, avec la crise catalane, a assisté à une droite plus intense lors des manifestations. Les mouvements d’extrême droite ont bien sûr profité de la crise catalane pour acquérir un peu de visibilité (Villalobos et Barriaux, 2017). Certains auteurs témoignent par contre de la faiblesse des mouvements d’extrême droite en Espagne, et ce, à cause de nombreuses raisons, dont un passé dictatorial franquiste. (Milza, 2002, p.290-300) (Llamanzares et Ramiro, 2006, p. 140). Par contre, certains se veulent un peu plus rassurants pour ce qui est de l’avenir de l’Espagne sur la question de l’extrême droite. Villalobos et Barriaux introduisent un historien spécialiste de l’extrême droite dans leur article, soit M. Xavier Casals, qui « estime qu’aucun parti politique en Espagne n’est actuellement assez constitué pour tirer profit de la crise. » (Villalobos et Barriaux, 2017).

La montée du sentiment anti-immigration

Dès 1974, l’Europe connaît une immigration d’une ampleur et d’une nature inédites dans l’histoire humaine. À travers le monde, plutôt que d’assister à la diffusion du modèle démocratique et à l’apparition de nouveaux États stables pouvant offrir la paix et la prospérité à leurs citoyens, on observe un vaste mouvement de population vers les régions où règne déjà ce modèle (Welsh, 2016, p.126). Néanmoins, ces grands déplacements de migrants vers de nouvelles sociétés suscitent de grands questionnements et font en sorte que dans la majorité des nations occidentales, une crise anti-immigration fait de plus en plus rage. En effet, les organisations et les partis politiques historiquement disposés à l’extrême droite font en sorte d’alimenter le sentiment de peur envers les étrangers et occasionnent par le fait même, des protestations populistes contre la présence de ceux-ci (Costa-Lascoux, 1995, p.205). Étant considéré comme l’enjeu le plus important du moment, le sujet de l’immigration divise le monde de la politique en deux catégories distinctes : ceux qui font de son rejet leur fonds de commerce et ceux que le sujet embarrasse. En d’autres mots, la première catégorie attribue aux étrangers toutes sortes de problèmes, que ce soit le chômage, le terrorisme, la crise des finances publiques au manque de logements, l’insécurité et les sureffectifs dans certaines salles de classe (Bréville, 2017, p.14), toutes ces accusations sont généralement, reliées à une tendance d’opposition. D’un autre côté, la seconde catégorie, le camp des embarrassés, se contente de propositions floues et parfois incohérentes en guise de solution à cette complication. C’est ainsi qu’entre en jeu le propos d’extrême droite, par extension, on fait mention ici des groupes qui préconisent des mesures radicales et élitistes afin de remédier à la situation de l’immigration. De l’Américain Donald Trump aux défenseurs britanniques du « Brexit » ou bien du FN en France au parti Droit et justice (PiS) en Pologne, les dirigeants qui s’opposent à l’arrivée d’étrangers ont depuis quelques années le vent en poupe dans la plupart des pays occidentaux (Bréville, 2017, p.14). Dans ce contexte, il n’est pas surprenant de voir ces associations politiques semer l’émoi en criant sur tous les toits de l’électorat populaire que les principaux courants étrangers ne sont pas compatibles avec les autres cultures. De plus, ces organisations d’extrême droite s’acharnent pour dire que les populations nouvelles ne s’assimilent ni ne s’intègrent vraiment et se constituent souvent en contre-sociétés qui deviennent facilement hostiles aux pays dans lesquelles elles s’installent (Bock-Côté, 2015). L’incompatibilité culturelle entre les populations étrangères et la société d’accueil est un argument clé de la lutte de ces groupements contre le fléau de l’exode exotique. Selon eux, nul besoin d’aller jusqu’à prophétiser un choc des civilisations pour constater que des mœurs trop fortement contrastées peuvent difficilement cohabiter sur un même territoire sans que ne s’installe une crise permanente. L’histoire de cette angoisse ne date pas de bien longtemps, les pays à travers le monde alternent de peurs en émotions et d’émotions en peurs (Karlin, 2015). La migration de masse menace le mode de vie, la culture, les coutumes et les traditions. Dans un autre ordre d’idées, elle est liée à la criminalité, les abus de services sociaux ainsi que la dégradation de l’environnement, conformément aux discours politiques et médiatiques d’extrême droite (Diouf-Kamara, 1994, p.36). Pour tout dire, depuis la fin de la guerre froide, les menaces militaires contre la plupart des États occidentaux se sont dissipées, et l’idée qu’on se fait de la sécurité, surtout dans le grand public, s’est considérablement élargie. Divers gouvernements et électeurs ont dépeint fréquemment les flots de réfugiés en général comme des menaces potentielles à la sécurité nationale (Welsh, 2016, p.138). En définitive, suite au scandale des attentats du 13 novembre 2015 à Paris par des acteurs étant prétendument entrés en France en empruntant la même voie que les réfugiés ayant demandé le droit d’asile en Grèce, le sentiment de malaise s’est agrandi dans de multiples territoires de l’UE. Épouvantablement, c’est particulièrement en raison de ce genre d’incident que la popularité sans précédent des partis politiques populistes et d’extrême droite opposé à l’immigration a pris de l’ampleur au niveau planétaire.

Les conséquences des politiques d’extrême droite sur les migrants

La montée de l’extrême droite et les politiques qui en découlent affectent les migrants. Selon Betz (2002, p.12), un populisme d’exclusion, prônant une société culturellement homogène, est présent en Europe. Comme le dit Diamanti (2000, p.87), les partisans de l’extrême droite se montrent généralement hostiles face à l’immigration. D’après Ritaine (2005, p.29-31), la peur de l’Étranger se manifeste à travers les politiques migratoires, non seulement des partis politiques populistes, mais aussi des partis classiques. Les discours que ceux-ci tiennent présentent les grands mouvements de migrations comme un risque à la sécurité publique et à la conservation d’une identité nationale (Ritaine, 2005, p.29-31). Pourtant, d’après l’UNHCR (2015, p.10), l’Europe reçoit beaucoup moins de migrants que les pays du Sud. Le terrorisme islamique, selon Wihtol de Wenden (2016, p.15), est utilisé comme argument par les groupes d’extrême droite pour illustrer le danger que peut représenter l’immigration.

Les politiques concernant les déplacements

L’espace Schengen, qui réunit plusieurs pays européens, devrait faciliter la libre circulation sur le territoire qu’il englobe. Cependant, plusieurs mesures visant à décourager l’immigration, instaurées par l’Union européenne ou par les États, limitent cette circulation. Selon Bréville (2016, p.1), une surveillance accrue des frontières extérieures, par le biais de l’agence Frontex, est en place afin de limiter l’arrivée des migrants en provenance des pays voisins. En effet, comme l’indiquent Schulmann et al. (2012, p.37), la mobilité dans l’espace Schengen est relative au statut de l’individu. Ainsi, un immigrant n’a pas les mêmes droits de circulation qu’un citoyen européen (Schulmann et al, 2012, p.37). Les migrants sont donc la cible de contrôles très resserrés qui rendent plus difficiles leurs mouvements. Il a été possible d’observer cette situation en France sous la présidence de Sarkozy. D’après Catala (2014, p.24-25), l’homme d’État, dans le but de rejoindre l’électorat de droite et d’extrême droite, a durci les politiques concernant l’immigration clandestine. Le contrôle des frontières a été augmenté et une collaboration entre les pays a été organisée afin de faciliter le retour des immigrants dans leur pays de départ (Catala, 2014, p.24-25). L’ex-président français, comme l’énoncent Cinalli et Nasri (2009, p.225), tentait de mettre fin à l’immigration subie, pour plutôt favoriser une immigration qualifiée.

La légitimation de l’exclusion des migrants

À cause de la montée en popularité des partis politiques d’extrême droite, la peur de l’immigration et les discours d’exclusion se voient offrir une tribune. Comme l’affirme Ritaine (2005, p.34), les partis d’extrême droite et la mise en place des partis de politiques très à droite légitiment le rejet dont sont victimes les migrants. Selon Betz (2002), le PDP, parti d’extrême droite au Danemark, critique l’Islam dans son programme, disant de cette religion qu’elle élimine toute possibilité de liberté personnelle et qu’elle promeut l’oppression des femmes. Le parti s’oppose aussi à la construction de mosquées et de cimetières musulmans (Betz, 2002). La Lega Nord, en Italie, tient aussi un discours anti-immigration dans l’espace public, d’après Ritaine (2005, p.31-34). De tels propos, venant de partis politiques importants, encouragent l’expression du discours xénophobe dans la population.

Conclusion

En somme, malgré ses apparences nébuleuses, presque indéchiffrables, le mystère de l’extrême droite commence à se dévoiler. De ses débuts fascistes, en passant par sa renaissance graduelle dont le réseau a récemment explosé, sa présence vient déstabiliser le discours en y insufflant de son extrémisme. Combiné à la crise migratoire et identitaire, ces groupes se nourrissent d’une peur ambiante, mais influencent aussi le discours politique et même la législation. Il va sans dire que si l’histoire se répète, elle vient ouvrir la vieille plaie béante de cette France dichotomique, entre deux réalités depuis 1789.