1. SCIENCE POLITIQUE

La première discipline choisie est la science politique. Celle-ci se défini comme étant « l’étude de l’État, de ses objectifs, des institutions qui permettent de les réaliser, des relations de l’État avec les individus membres et les autres États, et aussi de ce que les hommes ont pensé, écrit et dit sur ces questions ».[1] Dans le cadre de l’analyse des flux migratoires, la science politique est tout à fait pertinente. En effet, de nombreuses décisions doivent être prises en fonction des mouvements importants de populations observés dans le cadre des flux migratoires, ceux-ci représentant un enjeu politique. Chaque État, dans le cadre des flux migratoires, a des objectifs qui lui sont propres. Les objectifs peuvent varier d’un État à l’autre, pouvant ainsi avoir un impact sur les relations entretenues entre les États ou avec les individus composant la population d’un État. Différentes institutions sont aussi impliquées dans le cadre des flux migratoires, variant d’un État à l’autre selon son mode de fonctionnement.

Dans cette première discipline, le concept d’idéologie est pertinent afin de traiter des flux migratoires. Au sens large, l’idéologie réfère « à un ensemble de représentations mentales ou de valeurs que l’on veut exprimer sous forme de mots, de discours ».[2] Ce discours portant sur un ensemble de valeurs ou de représentations mentales est alors reflété dans l’action politique des différents acteurs politiques.[3] Ainsi, l’idéologie aura une grande importance dans l’enjeu que représentent les flux migratoires. En effet, la position idéologique des différents gouvernements européens peut influencer les positions qu’ils défendent et les politiques qu’ils adoptent. Par exemple, l’extrême droite étant un courant ultra-nationaliste et adoptant une opinion et une position très conservatrice, les partis ayant une idéologie d’extrême droite tendent à s’opposer à être réticents à l’accueil des immigrants.[4]

  1. GÉOGRAPHIE

La seconde discipline choisie est la géographie. Celle-ci se définie comme étant une « [science] qui décrit et explique les phénomènes physiques et humains de la Terre et leur interdépendance ».[5] Dans le cadre de l’analyse des flux migratoires, la géographie est tout à fait pertinente. En effet, certains flux migratoires observés se trouvent causés par des phénomènes naturels, par exemple des sécheresses. Aussi, les déplacements de population peuvent avoir des impacts sur un ou plusieurs territoires, des décisions concernant l’aménagement d’un territoire devant être prises afin de répondre à un tel phénomène. Ainsi, le phénomène humain que constituent les flux migratoires se voit lié à des phénomènes physiques, démontrant leur interdépendance. [6]

Dans cette seconde discipline, le concept d’espace géographique est pertinent afin de traiter des flux migratoires. Un espace géographique est « un espace façonné par les humains »[7], c’est-à-dire que c’est un espace où sont prises des décisions afin de l’aménager. Ces décisions ont toujours une logique. Ainsi, dans le cadre des flux migratoires, il est intéressant d’étudier les impacts des mouvements de populations sur l’espace géographique. En effet, les mouvements de population importants observés dans les flux migratoires ont des impacts sur les espaces géographiques. Des décisions doivent être prises en fonction des flux migratoires, venant ainsi avoir un impact sur la façon dont un territoire est ménager afin de répondre aux besoins des mouvements de population.[8]

  1. LIENS ENTRE LA SCIENCE POLITIQUE ET LA GÉOGRAPHIE

Ces disciplines sont reliées entre elles par le simple fait que les décisions politiques, celles-ci étant influencées par des idéologies, peuvent avoir des conséquences sur un espace géographique et sur les différents acteurs qui sont impliqués. Ainsi, toute problématique géographique peut avoir des enjeux politiques pour lesquels les acteurs concernés prennent certaines décisions. Il en découle alors des conséquences pour tout acteur impliqué par l’enjeu, démontrant le lien existant entre la géographie et la science politique.

Médiagraphie

Ouvrage de référence

«  Science politique : Objet de la science politique ». In Larousse. En ligne. Paris : Éditions             Larousse, 2014.   <http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/science_politique/81117>. Consulté         le 25 janvier 2017.

Site Internet

Chartrand, Luc. « L’Europe et la montée de l’extrême droite ». In Radio-Canada. En ligne.      2018. <http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/special/2017/03/extreme-        droite/europe-islamophobie-musulmans-migrants.html>. Consulté le 25 janvier             2017.

Creative Commons. « Free Creative Commons : Highway Sign Immigration Image ». In        Picserver.org. En ligne. 2018. <http://www.picserver.org/i/immigration.html>.     Consulté le 25 janvier 2018.

Notes de cours

Audette, Philippe. « Introduction à la géographie ». In Espaces mondiaux (Longueuil,     23 août 2016).

Provost, Jacques. « Les grandes idéologies ». In Idéologies et régimes politiques        (Longueuil, 15 février 2017).

[1] « Science politique : Objet de la science politique ». In Larousse. En ligne. Paris : Éditions Larousse, 2014. <http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/science_politique/81117>. Consulté le 25 janvier 2017.

[2] Provost, Jacques. « Les grandes idéologies ». In Idéologies et régimes politiques (Longueuil, 15 février 2017).

[3] Ibid.

[4] Chartrand, Luc. « L’Europe et la montée de l’extrême droite ». In Radio-Canada. En ligne. 2018. <http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/special/2017/03/extreme-droite/europe-islamophobie-musulmans-migrants.html>. Consulté le 25 janvier 2017.

[5] Audette, Philippe. « Introduction à la géographie ». In Espaces mondiaux (Longueuil, 23 août 2016).

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] Ibid.