Le projet de recherche du cours DIASH consiste à analyser, sous la perspective d’un territoire soumis à plusieurs lois et réglementations diverses, la problématique de l’immigration, ses conséquences sur chaque personne impliquée et son fonctionnement. Dans un projet aussi complexe, il est important, pour avoir une vision complète, d’observer le problème sous plusieurs facettes afin d’en obtenir une vue d’ensemble, et afin de pouvoir en dresser un portrait aussi précis que possible.

Une étude complète et éclairée du sujet requiert toutefois une expérience et des connaissances plus poussées que celles que nous possédons présentement. Néanmoins, le parcours des sciences humaines au collégial peut nous permettre d’acquérir des connaissances de base variées, et ce, dans plusieurs disciplines qui, par leur nature portée vers l’humain, rendent possible la compréhension du sujet de la migration en Europe, autant dans sa dimension physique et territoriale que politique. Deux disciplines seront relevées et faciliteront l’analyse de la problématique présente.

La première discipline choisie pour justifier le projet est la géographie. Bien qu’elle soit principalement vue comme une discipline visant à déterminer et observer les limites physiques des différents pays et territoires du monde contemporain et à en localiser les plus importantes composantes (Massé, 2016, p.3), il est important d’y voir également l’aspect humain qu’une étude de l’environnement physique peut comporter. Dans le cas précis de ce cours, on se penchera surtout sur les divisions culturelles et les différences sociales sur les territoires. Ces deux concepts nous permettent non seulement de localiser les différentes composantes d’un pays, mais aussi de créer des liens avec les gens qui y vivent. Le géographe, ou l’étudiant en géographie, ne se limite pas à retenir les noms des villes d’un pays, mais il pousse la découverte de celui-ci au niveau de richesse du pays, aux différences sociales qui séparent les gens qui vivent dans ce pays et dans ses régions, aux regroupement physiquement observables tant sur une carte que dans l’architecture de certaines régions dudit pays. Ce sont ces branches qui enrichissent la vision de l’observateur et, dans un projet comme celui mené en DIASH, connaitre les différences sociales, culturelles et économiques qui définissent un espace peut nous mener à une meilleure compréhension du phénomène migratoire et de sa finalité. (par exemple: la connaissance du niveau de croissance urbaine d’un endroit, mise en commun avec l’identification de la population habitant une région, suivie d’une visite sur le terrain, par exemple, peut aider à mettre la lumière sur le phénomène des ghettos ou des cités en Europe).

La géographie, inévitablement, impose que l’on considère une autre discipline sociale : la politique. Puisque l’on cherche à comprendre les impacts que peuvent avoir les déplacements de larges groupes de gens sur un territoire, on peut s’attendre à ce que ceux-ci soient soumis à plusieurs règles et lois et que la connaissance des politiques d’entrées et de sorties soit essentielle à tous ceux qui souhaitent comprendre la réalité de l’immigration. La Politique, sans être un cours de loi et réglementations sur l’immigration, nous rapproche tout de même de la réalité vécue. À travers le concept de la dynamique de la vie politique contemporaine, il est possible de dresser un portrait du territoire en fonction de son système politique et des conditions que les différents acteurs doivent respecter au sein de ce territoire, aussi bien pour entre que pour y rester. De plus, les nombreux changements politiques qui surviennent nous poussent à rester au courant de l’actualité. Le projet réalisé cette session nous permet d’observer l’évolution d’une problématique actuelle et de l’analyser sous ses facettes politiques, non seulement en rapport aux lois qui régissent l’Europe, mais aussi sous l’angle du statut obtenu par ceux qui immigrent, considérant le fait qu’un grand nombre de situations observées montrent des irrégularités dans les processus d’immigration. En s’aventurant plus loin, il aussi possible de comprendre que la plupart des migrations sont dues à plusieurs réalités politiques étrangères, mais essentielles à la compréhension des raisons qui poussent à la migration; soit une menace à la sécurité immédiate ou imminente, ou l’attrait d’un mode de vie différent en matière de restrictions et de libertés. En ajoutant à cela le fait que l’espace européen suit un modèle unique dans son rapport aux frontières intérieures, l’aspect politique du projet n’en est que plus important.

La question migratoire, peu importe dans quelle région elle est observée et analysée, force tout observateur à réfléchir aux réalités vécues par des milliers de gens chaque année. Lorsque que l’on considère qu’une bonne partie de ces voyageurs quittent leur vie et leur passé pour se lancer dans l’inconnu dans l’espoir d’échapper à quelque chose, et que d’autres le font pour offrir une chance à ceux qui seront la relève de demain, il devient clair qu’une observation et une compréhension précise de la question requièrent une batterie de connaissances en sciences humaines. Les différentes disciplines des sciences humaines nous permettent, toutes selon leur propre point de vue, d’analyser le problème et d’en tirer des conclusions qui pourront, avec le temps, nous offrir des solutions aux nombreux problèmes auxquels la société d’aujourd’hui peut faire face.

 

MÉDIAGRAPHIE

Massé, Bruno. Les espaces mondiaux. Longueuil : Cégep Édouard Montpetit, Automne 2016.

Lafortune, Ariane. Idéologies et régimes politiques. Longueuil : Cégep Édouard Montpetit, Hiver 2017.