Pour la réalisation de ce projet de fin d’étude, qui porte sur le sujet des mouvements migratoires, il faut utiliser divers outils nécessaires pour que tout soit complet. C’est pourquoi, il faut piger dans nos diverses connaissances acquises durant ces deux dernières années en sciences humaines. Plusieurs disciplines ayant été enseignées durant le programme ont permis d’acquérir un nombre d’outils pratiques pour mener à bien une recherche de ce genre, mais malgré qu’il y en ait sûrement plus d’une qui pourraient faire l’affaire, certaines semblent beaucoup plus pertinentes que les autres

.L’anthropologie

Tout d’abord, il y a la discipline de l’anthropologie, qui semble très pertinente dans le contexte présent. L’anthropologie est une discipline qui s’intéresse principalement à la double nature de l’espèce humaine, c’est-à-dire au niveau de ses dimensions culturelles et biologiques et qui s’intéresse, de plus, à la diversité de ces dimensions dans le temps et l’espace (Roy, 2016). Ainsi, l’anthropologie semble tout à fait appropriée pour ce projet, car l’aspect culturel est une chose qui occupe une grande place chez les migrants à travers le monde puisqu’ils possèdent au départ leur propre culture et se trouvent soudainement confrontés à une toute nouvelle et différente culture à laquelle ils doivent s’adapter du mieux qu’ils peuvent. Donc, afin d’en apprendre davantage sur le sujet et être capable de  l’interpréter, il est important d’avoir la capacité d’approfondir les connaissances sur la place qu’occupe la dimension culturelle pour les migrants.

Le domaine de l’anthropologie possède plusieurs notions et méthodes de recherche qui pourraient être utiles pour ce projet, mais celle qui semble la plus pertinente dans ce cas-ci, est sans nul doute l’approche holistique. C’est une approche qui est contextuelle et même globale, donc elle permet l’étude du sujet dans son ensemble et sous plusieurs aspects, tout en faisant appel à différents spécialistes, dans le but de mieux comprendre celui-ci. Bref, l’approche holistique permet d’avoir un regard plus large et différent sur les choses (Roy, 2016). Voilà pourquoi, cet aspect de l’anthropologie pourrait être très pertinent dans la réalisation de ce projet, puisqu’il sera possible, grâce à cette approche, d’en apprendre davantage, et ce de manière plus étendue, sur les différentes facettes entourant le sujet des migrants et de comprendre mieux de quoi il en retourne, de manière globale et dans son contexte initial, afin de pouvoir interpréter leur façon de voir les choses, notamment au niveau culturel.

La sociologie

Par la suite, il y a aussi la discipline de la sociologie qui semble bel et bien pertinente dans le cas présent. La discipline de la sociologie consiste, selon Émile Durkheim, à parler de ce qui est et non de ce qui devrait être, comme c’est habituellement le cas quand il est question du monde social. De plus, l’objet de la sociologie est le fait social et un fait se trouve à être social s’il possède une existence propre, s’il est contraignant et s’il engendre des caractéristiques socioculturelles partagées (Caroline Dawson). Donc, la sociologie pourrait être une discipline très pertinente à utiliser pour réaliser ce projet, car le sujet de la migration peut être perçu comme un phénomène social, car il a un impact au niveau social autant pour les migrants que pour les pays d’accueil.

Dans la discipline, plusieurs notions sont abordées, et l’une qui pourrait être pertinente à ce projet est la notion de socialisation, qui est «un processus par lequel la personne apprend et intériorise les éléments socioculturels de son milieu […] sous l’influence d’expériences et d’agents sociaux significatifs» (Dawson, 2017 (texte de Guy Rocher)). Cette notion peut être très pertinente pour ce projet, car il est possible de comparer le processus de socialisation au processus d’intégration que vivent les différents migrants, arrivant dans de nouveaux pays, car la socialisation permet à l’individu de s’adapter à son environnement social, tout comme l’intégration permet l’adaptation à ce nouvel environnement social.

Bref, malgré qu’ils soient plutôt distincts l’un de l’autre, il est tout à fait possible de faire des liens entre le domaine de l’anthropologie et le domaine de la sociologie, car une partie de l’anthropologie repose sur la culture de différents individus et l’anthropologie cherche à approfondir cet aspect. Par contre, la sociologie comprend elle aussi l’aspect culturel, car la culture touche rarement un seul individu, ce qui en fait donc un phénomène social. C’est pourquoi, ces deux disciplines sont un choix logique pour pouvoir mener à bien ce projet, car elles permettent d’approfondir divers aspects communs, mais de manière différente et qui leur sont propre.

Médiagraphie

Notes de cours:

Dawson, Caroline. «Comment on devient soi?» . In Sociologie du Québec (Longueuil, Semaine du 6 février 2017).

 

Dawson, Caroline. «Qu’est-ce que la sociologie?». In Sociologie du Québec (Longueuil, Semaine du 23 janvier 2017).

 

Roy, Louis. «L’anthropologie et ses domaines». In Peuples et cultures (Longueuil, 23 et 30 août 2016).