Informations factuelles

L’association Ancrages a été en 2000 dans le but de militer en faveur de l’inscription de l’histoire des migrations dans le patrimoine national de la région de la région Provence-Alpes Côte d’Azur. De manière plus précise, leur objectif est de faire en sorte que les histoires des immigrants occupent une place plus importante dans l’éducation populaire et dans le patrimoine puisque l’immigration a été un facteur de peuplement très important à cet endroit. Disposant d’une grande source de données documentaires, l’association est aussi impliquée dans des actions de médiation culturelle, de formation professionnelle et de coopération internationale sur les questions migratoires (Ancrages, 2018).

Problématique

Dans le cadre de cette activité, le groupe effectuera une balade patrimoniale au travers le quartier Saint-Henri de la ville de Marseille. Il est bien connu que Marseille est une ville qui a été fortement peuplée par plusieurs vagues d’immigrations. Le quartier Saint-Henri, pour sa part, est plus spécifiquement reconnu pour être un ancien quartier ouvrier (Milherou, s.d.). Cela fait en sorte que les migrants plus démunis allaient souvent vers cet endroit lors de leur arrivée et que le quartier représente un bon endroit afin d’observer l’intégration de ces migrants jusqu’à aujourd’hui. L’intégration de migrants soulève plusieurs questionnements, autant sur le plan de leurs conditions de vie que sur le plan culturel et social.
En effet, il est souvent question des enjeux économiques pour les États ou bien du danger que peuvent représenter ces migrants pour les populations locales, au point où il est possible d’observer les êtres humains qui se retrouvent obligés de migrer être de moins en moins considérés comme des êtres humains. Cette situation devient problématique par le fait que les pays d’accueil négligent de mettre en place des politiques d’immigrations efficaces et que ceux-ci se retrouvent à vivre dans de moins bonnes conditions que les populations locales. Cela se retrouve partout en Europe et la France n’y échappe pas. Une des causes de ce phénomène est que Parmi les exemples d’injustices que l’on retrouve dans ce pays, certaines sont notamment causées le fait que la France utilise le modèle d’intégration nommé l’État-nation , qui ne favorise pas pleinement l’intégration. Ce modèle est notamment basé sur le fait de tolérer les cultures étrangères, mais de les bannir le plus possible de la place publique (Choquet, 2017, p.?). L’idée semble donc plus tendre vers de l’assimilation que de l’intégration, alors que les immigrants voulant continuer de pratiquer leur culture d’origine ne sont pas du tout encouragés dans cette voie.
De plus, un tel comportement peut aussi contribuer donner un sentiment de supériorité culturelle aux habitants locaux et encourager des comportements négatifs envers les autres cultures. En effet, ce qui concerne les cultures et les parcours d’immigrations n’étant pas valorisés à travers l’éducation, cela donne vraiment une impression de différence envers ces étrangers qui peut faire augmenter les actes de rejets et de discrimination effectués par les locaux autant que le sentiment d’exclusion des personnes visées. C’est dans ces conditions que s’opère généralement un repli sur soi de la part des étrangers et cela nuit énormément à l’intégration (Sotomayor, 2004, p.). Il sera intéressant de voir si une telle réalité pourra être observée dans ce quartier qui est historiquement associé à une population plus pauvre, alors que ce semble être un bon contexte pour voir une sorte d’exclusion. Toutefois, les habitants pourraient aussi être tout à fait intégrés à la vie française et, dans ce cas, il serait très intéressant de constater quels facteurs sont responsables de cela .

Questions

-Y a-t-il une raison particulière pour laquelle Ancrages s’est installé dans le quartier Saint-Henri, qui est pourtant assez éloigné du centre de la ville?

-Seriez-vous prêt à qualifier les gens d’origine étrangère habitant dans le quartier comme étant intégrés à la communauté française? Éprouvent-ils un sentiment d’appartenance envers la France ou se sentent-ils plus exclus?

-De nos jours, le quartier est plus résidentiel, alors y a-t-il davantage de Français d’origine qui s’y installent ou tout il semble encore plus destiné aux étrangers? S’il accueille principalement des étrangers, qu’est-ce qui pourrait expliquer ce phénomène?

-Est-ce qu’il y a certaines communautés qui ont eu davantage tendance à venir travailler dans les quartiers ouvriers?

-Sentez-vous une amélioration de la situation en général grâce aux actions d’Ancrages?

-Marseille est-elle réellement cosmopolite au point d’en être particulière ou bien s’agit-il plutôt d’une croyance fictive?

Médiagraphie

Articles de périodiques

Duarte Sotomayor, Eliana. « L’intégration réciproque, une alternative de co-responsabilité ». Vivre ensemble. No 41 (hiver-printemps 2004). p. 15-19.

Sites Internet:

Choquet, Sabine. «Les modèles d’intégration en Europe ». Questions d’Europe. In Fondation Robert Schuman: Le Centre de recherches et d’études sur l’Europe. En ligne. No. 449, 30 octobre 2017. <https://www.robert-schuman.eu/fr/questions-d-europe/0449-les-modeles-d-integration-en-europe>. Consulté le 2 mai 2018.

Milherou, Dominique. « Séon Saint Henri, Terres de Tuilerie ». In Tourisme Marseille. En ligne. s.d. ˂http://www.tourisme -marseille.com/fiche/seon-saint-henri-les-tuileries-quartier-saint-henri-marseille-provence/˃. Consulté le 2 mai 2018.

Ancrages. Ancrages. En ligne. 2018. ˂ http://ancrages.org/˃. Consulté le 2 mai 2018.